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    Dimanche 05 Novembre 2006



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    Mombasa - 3
    Bollywood en string 
    J'ai lu le Daily Mirror toute la nuit, assis sur les chiottes. En fait, je me suis encore comporté comme un connard de sauvage en bouffant trois fois du poisson en sauce et 4 mousses au chocolat.
    J'avais une sale gueule quand je me suis présenté avec un string dans le cul devant le petit hindou qui devait me faire un massage "ayjajatraopam" ou un truc dans le genre qui te fait pêter les chacras, en fait, c'était sympa et y'avait de la musique douce, je n'ai pas eu d'érection donc j'étais content et puis je me suis endormi. Après une heure de massage, je puais l'huile de massage alors j'ai été à la mer pour me purifier mais y'avait pas de mer. Ah oui, j'avais oublié les saloperies de marées...
    Des hordes de gens, dont de nombreux enfants, couraient en hurlant, pieds nus, pour la plupart. Scène d'horreur et de dévastation comme on en voit souvent malheureusement en Afrique...
    Il n'y avait donc rien à faire pour sauver ces gens ?
    Comment la communauté internationale peut-elle rester muette devant un tel spectacle ?
    Je regardais ce spectacle de désolation, impuissant, et puis après j'ai rigolé quand le gosse s'est cassé la gueule dans la boue avec sa bouée en forme de canard: les touristes venaient de découvrir les orages tropicaux.
    Soucieux de rester fidèle au but de mon voyage, c'est à dire la découverte des cultures dans un but d'enrichissement personnel, je me suis mis au lit avec Madame pour regarder des sitcoms de Bollywood, c'était vraiment très chouette, surtout quand le monstre est venu attaquer la maison du héros avec des éclairs qui sortaient de ses griffes.
    On a été au supermarché, ça faisait longtemps que j'avais pas vu un caddy et des rayons avec des choses dessus mais avec leur connerie de shilling j'arrivais pas à voir si c'était cher ou pas cher.
    Au retour, on pouvait s'arrêter au parc de Lafarge pour voir un type qui donnait à manger aux girafes mais ça allait nous faire rater le top 10 sur MTV.
    Le lendemain, c'était le départ, et le passage obligé par Nairobi: il faisait mais un niveau culturel, je n'ai pas été deçu: il faisait un peu froid dans leur bar mais y'avait l'intégrale des buts anglais de la semaine sur Supersport.
    Et y'avait un buffet à volonté avec du fromage, de la charcuterie et du vin rouge.
    C'était un chouette hotel, avec de la moquette partout et un lit tout mou qui rebondissait quand on faisait l'amour.
    Le lendemain, à l'aéroport, l'avion était en retard comme d'habitude alors j'ai été fumer aux chiottes et j'ai claqué mes derniers shillings dans du Toblerone pour ramener aux gens mais que je vais finir par manger moi-même, comme d'habitude.
    Voila, c'est fini les vacances, c'est vraiment chouette le Kenya.
    Et en plus, on m'a dit que y'avait des animaux sauvages.
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    > Commentaire(5) 
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    Lundi 30 Octobre 2006

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    Mombasa - 2
    Cocos Beach Bar 
    J'avais raté le breakfast parce que c'était trop tard alors j'ai été voir l'océan indien. C'est beau, c'est barré au loin par la barrière de corail et c'est barré au proche par des types qui vendent des merdes en bois et par des Captains !
    Ah, ils sont beaux les Captains, le type tout plein de chanvre et de dreadlocks qui veut te faire monter dans son bateau à fond vitré pour voir un poisson laid qui fait prout dans l'eau alors qu'il va te scrouquer tout ton argent en te balançant un coup de club de golf dans la tête par derrière et tu vas crever la gueule dans la mer. C'est des fous au Kenya, en fait.

    Et les Masaïs...

    C'est un truc insrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, ils ont des jupes aux couleurs de la confiture Bonne Maman, ils sautent et ils vendent des babouches faits mains par l'usine des Hindous de Nairobi qui approvisionne les 3/4 du COMESA.
    Et ils puent.

    Et ils sont chiants a te faire leur spectacle de sauvages de guerrier de merde alors que leur vrai job c'est de laver des bagnoles à Nairobi.

    Ohlala, tu as une grosse lance, ohlala, tu as un gros bouclier, ohlala, tu fais bien le guerrier, ohlala, ta merde de porte-clé de gros-éléphant tout laid j'en veux pas.

    C'est le problème des plages publiques, c'est que c'est public alors il y'a des gens.

    Après avoir dégagé le dernier gamin qui vendait un requin gonflable qui faisait pouet avec de la lumière, j'ai réussi à atteindre l'endoit ou y'avait le thé gratuit mais comme j'avais pas changé l'heure, je suis arrivé à la fin du thé.

    Un enfant hurlait dans la piscine car il avait fait caca dedans et son père le frappait en lui forçant à manger la merde, c'était un Anglais, c'était sympa: tout le monde regardait et la maman pleurait.
    Bah, il la bouffer la merde, de toutes façons, demain matin, au breakfast, ils vont te mettre des trucs qui sentent pareils comme les haricots à la tomate et le bacon et les trucs d'Anglais sous 35° à l'ombre, misère...

    Le soir, y'avait des types qui faisaient des caramboles au bar de la plage et après y'a eu un DJ alors les fauchés des hotels à côté sont venus remuer leur graisse de Leeds au son des tubes de ce qu'ils écoutent chez eux.

    C'est là que je me suis dit que j'avais un besoin urgent d'une radio world space...
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    > Commentaire(1) 
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    Samedi 28 Octobre 2006

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    Mombasa - 1
    Out of Africa mais in quand même 
    C'était vraiment dégueulasse.
    Une sorte de ragout de boeuf avec des légumes pas cuits et un gateau tout mou. Ils me font marrer les Kenyans avec leur "Pride of Africa". C'est pas parce que tu charges des gens qui viennent de la jungle qu'ils faut leur servir les restes du vol des blancs d'avant.
    Bref, c'était pas grave puisque j'arrivais enfin vers un semblant de civilisation, le putain de Jomo Kenyatta International Airport que je connais TOUTES LES PUTAINS DE BOUTIQUES DE BABOUCHES ET DES KIKOY DE MERDE PAR COEUR à force de le fréquenter 10 fois par an.
    Fallait sortir du bazar international pour aller dans la bouse avec trois briques qui servait de tremplin pour les SAFARIS pour les Anglais.
    J'étais posé tranquille au fond de la salle en train de fumer pour attendre l'avion en retard (the PRIDE of Africa) et le type est arrivé en hurlant.
    Les lois avaient changé en avril ou mai 2006 et je risquais 6 mois de prison ferme pour avoir fumé dans un aéroport ! C'était très grave ! Le type me martelait que j'allais aller en prison et il a amené son ami le policier avec un gros pistolet-mitrailleur pour me faire peur !
    En fait, c'est six mois de prison ferme OU 50 euros d'amende.
    C'est très grave.
    Machin n'a pas demandé à tous les connards de blancs autour de moi s'ils avaient un vaccin contre la fièvre jaune mais moi, avec ma clope fabriqué et vendue ici, je risquais 24 semaines de prison ou deux mois de son salaire d'amende.
    Ils m'ont amené à l'écart et on a réglé l'affaire à l'amiable et l'autre connard pourra amener sa grosse femme manger des nyama chioma sur mon compte....
    Arrivé à Mombasa, le chauffeur a voulu me faire passer par un autre chemin pour me montrer REAL AFRICA !
    Après deux ou trois tours dans des rues de merde avec des vendeurs de rien éclairés par des bougies, le type tout fier me demandait si je venais de London, de Den Haag ou de Frankfurt. Non; non et non, je viens de la jungle alors tes cabanes à la con avec les putes de 13 ans, ça m'intéresse pas alors tu m'amène à l'hôtel ou y'a du courant, du fromage, de l'eau chaude et la DSTV.
    Mes voisins dans l'avion avaient motivé leur voyage au Kenya par l'aspect découverte, essentiellement la culture locale, les Masaïs et les animaux comme les girafes et les antilopes mais moi c'était pour le fromage et le courant et la charcuterie aussi, et les fruits de mer. J'étais le débile de l'étape mais après vérification, l'accompagnatrice leur a confirmé que je ne faisais pas partie de leur groupe de merde.
    Le groom m'a amené à la chambre mais on est passé devant la pizzeria et ça sentait la pizza alors j'ai dis au type d'aller jeter la valise dans la chambre parce que j'allais manger une pizza maintenant.
    J'ai commandé une pizza avec tout et j'ai mangé avec les mains.
    Je venais de passer en phase deux, demain, j'aurais un comportement normal.
    Après, j'ai vomi, j'ai baisé et j'ai dormi.
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    > Commentaire(1) 
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    Vendredi 14 Juillet 2006

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    Jungle
    De la jungle vers Roissy en passant pas l'Ethiopie... 
    On s'est pointé à l'aéroport avec quatre heures d'avance parce qu'un
    débile mental d'Ethiopian n'avait pas assimilé la notion de temps de
    Greenwich. Pas foutu de gêrer Greenwich, pas de Shengen pour toi, mon
    ami.
    On a passé le temps à boire de la bière chaude et grignotant des bouts
    de fromages pourris.
    Vol de merde avec des films idiots et toujours leur même bouffe immonde
    avec du poulet qui baigne dans de la sauce et radin sur l'alcool en
    plus, connasse d'hotesse.
    En plus, ils nous ont fait passé par Nairobi pour dieu sait quelle
    raison, c'est toujours aussi nase Nairobi, avec leur gnous à la con en
    bout de piste.
    Addis Ababa est toujours aussi magnifique, surtout de nuit, faudrait que
    je songe à quitter l'aéroport une fois, d'autant plus que le Sheraton
    est réputé et que les Ethiopiennes sont magnifiques.
    J'ai retrouvé la civilisation à Addis, c'est dire si je suis en manque:
    y'avait un vrai bar, du vrai whisky, des vrais glaçons et des serveuses
    qui sentaient pas la sueur. Ils nous ont parqué dans leur bazar de salle
    d'attente de merde sans bar et sans chiottes et en plus il pleuvait et
    il faisait froid. Deux heures de retard, avec des fantomes incapables de
    savoir ce qu'il se passe. Faut se spécialiser dans la course à pied si
    l'on n'est pas capable de gêrer une compagnie aérienne.
    La course à pied ou les crêpes, ou les tissus, ou les statues, ou les
    merdes culturelles pour touristes en tongs.
    Je commençais à puer parce que j'avais pas eu d'eau le matin.
    Et j'avais faim.
    On a reçu les plateaux repas au dessus du Darfour, timing parfait...
    C'est beau le Darfour la nuit, vu de haut.
    Je suis arrivé à Paris à 8h du matin et y'avait du vomi et de la boue
    sur ma valise, ils m'ont pas fait chier à la douane, j'avais des pièces
    de 5 centimes d'euros dans une boite de pellicule photo, j'ai jeté mon
    dévolu sur un café merdique avec un caïd du neuf-trois avec des boutons
    pour payer mon café avec mes 40 pièces de 5 centimes. Le type n'était
    pas content mais je lui ai expliqué que moi aussi ça me faisait chier de
    me balader avec des pièces. Je lui ai dit en anglais comme ça il a pu me
    balancer une petite injure raciste et je lui ai balancé son pourboire de
    5 centimes en chantant "Zidane, il l'a frappé, ZIdane, il l'a tapé",
    j'adore faire chier le monde à Roissy.
    Je commençais vraiment à puer alors j'ai tenté le forcing pour rentrer
    dans un VIP Lounge mais j'avais pas la bonne carte, enculés..., j'ai eu
    le reflexe africain et j'ai filé un billet de cinq euros à la grosse
    moche qui fait l'entrée en lui faisant un clin d'oeil et c'est quand
    j'avais pris le croissant que le grand noir m'a mis la main sur l'épaule
    pour m'indiquer la sortie.
    Je suis en France depuis une heure et l'Afrique me manque déjà: je dois
    être malade dans ma tête...
    Ils m'ont fait enlevé mes chaussures au controle et après personne ne
    voulait me fouiller même avec les gants.
    C'est chouette Roissy en juillet, y'a plein de filles blondes connes
    avec des gros seins. Y'avait un gang de filles blondes complètement
    paumées qui chialaient parce qu'elles avaient confondu Orly et Roissy et
    qu'elles allaient rater leur avion pour le hub de Clermond-Ferrand.
    J'avais encore plein de pièces pour aller faire chier un autre connard,
    je me suis rabattu sur une connasse dans la boutique de parfums et j'ai
    trouvé une merde de gel pas tros cher et j'ai commencé à négocier avec
    la pauvre fille qui s'était tapée 45 minutes de RER pour vendre des
    parfums à Roissy à des connards comme moi.
    Et je voulais des echantillons.
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    Jeudi 23 Mars 2006

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    Guide de pinzutti
    J'ai pas le droit de dire le nom... 
    Le GdR est un guide pour bobos.

    Moi, je l'achete pour les numeros de téléphones, les plans et pour me
    marrer parce que c'est à se pisser de rire de lire leur commentaires sur
    des restos et les hotels et les boîtes à putes.
    De toutes façons y'a qu'a voir la photo de la dernière page et on
    comprends pourquoi avec leur têtes de benets ils arrivent à se faire
    entuber partout.
    Ce qui m'avait frappé, c'était leur description d'une fameuse boîte à
    Mombasa...Ca frappe toujours le petit blanc de débarquer dans une usine
    à pipes. Tu vas aux chiottes pour faire popo et tu as trois ou quatre
    filles qui sont là pour te sucer. C'est l'Afrique, c'est comme ça, si ça
    choque faut aller passer ses congés chez mémé à Gien.

    En ce qui concerne l'Afrique de l'Est, le type est visiblement paniqué
    par les cafards et les traces de merde au fond des chiottes collectifs.
    Moi, des cafards, y'en a même chez moi, et puis des vers aussi et aussi
    des bêtes que je sais pas ce que c'est. Les prix supers pas chers du
    GdR, m'est avis qu'il n'y ont pas foutu le moindre pied.

    Pour l'Afrique de l'Ouest, vous noterez qu'ils aiment bien le terme
    "établissement tenu par un couple de français", et que en général, ils
    rajoutent "sympas". Et des fois, on a même le droit au "Gentil René" ou
    à la "merveilleuse Josyane".
    C'est la routard-attitude: tu quittes Troyes, Etampes ou Sedan, pour
    retrouver René et Josyane au Sun Safari Plaza pour parler de Troyes,
    Etampes ou Sedan...

    Leurs restaurant typiques "qui rassemblent les employés du quartier"
    c'est un espèce de bouge de merde avec de la bouffe dégueulasse qui pue
    et des gens qui puent, enfin bon, c'est pas la peine de lire un livre
    pour réussir à trouver un resto pourri, tu rentre dans n'importe quel
    resto pourri de Mombasa ou y'a pas trois vigiles casqués devant et tu
    peux être sur que c'est typique et dégueulasse.
    C'est prendre les gens pour des cons, c'est comme dire à un Kenyan que
    y'a faut aller "Chez Dudule" à Pantin pour avoir un resto populaire et
    typique.

    De toutes façons, leur conclusion est simple: les endroits "pas chers"
    sont "assez décevants" et les endroit plus chers "valent vraiment le
    coup".

    Merci les mecs.

    Enfin, tant que ça me fait marrer de voir des nanas à tresses anti-CPE
    habillées comme des sacs à merde hanter les CCF (le GdR aime beaucoup
    les CCF) en s'extasiant sur leur prochaine maladie vénérienne tout en
    racontant leur dernière expèrience de contact quasi-mystique avec la
    population qui a consisté à serrer la main d'un gosse malade et de
    choper une nouvelle maladie...

    Mais le meilleur passage, ça reste quand même les consignes de sécurité
    et notamment l'utilisation des conneries de ceintures porte-monnaies à
    30 euros disponibles chez leurs partenaires exclusifs à Paris (France)
    qui protègent contre l'agression. et le fait d'avoir de l'argent réparti
    dans plusieurs poches blablabla...

    Si y'a un truc avec lequel faut pas déconner en Afrique, c'est bien la
    sécurité et leurs arnaques pour touristes, elles me font bien marrer, du
    genre le mec qui se fait passer pour un étudiant ou un réfugié et qui va
    t'escroquer de 10 dollars. Mais bon sang, quel crétin va écouter un type
    qui va venir t'aborder dans la rue avec un grand sourire à part le
    routard niais ? Y'a un hotel à Kampala ou toutes les filles ont des
    sachets de poudre de merde qu'elles se foutent sous les ongles et elles
    touillent ton verre et elles te font lecher leur doigt après et après tu
    payes le verre et elles t'emmenent dans ta chambre et tu te retrouves le
    lendemain matin a poil dans la chambre et elles t'ont même piqué tes
    chaussettes qui puent mais ça, ils en parlent jamais parce que ça les
    fait chier de parler de la réalité.

    Bon sang ! Mais quand tu es laid et sale et boutonneux ou laid, sale et
    vieux et moche, PERSONNE ne va venir t'aborder à La Coupole pour te
    proposer d'aller baiser parce que tu dégages un sex-appeal de Clooney.

    C'est le bon sens même.
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    Mercredi 15 Mars 2006

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    Mombasa
    Des vacances inoubliables. 
    En fait j'ai du changer d'hotel parce que c'était tout booké pour le
    nouvel-an alors j'ai été dans un hotel que j'avais booké par internet
    via une agence à Dubai dont le siège est à Singapour.
    Je suis arrivé là-bas que ça sentait la merde et le poisson mort dans la
    cour. A la réception, ils m'ont dit que ma réservation était annulée
    parce que j'étais "hospitalisé et dans l'incapacité de voyager".
    Ca commençait bien.
    J'ai dis que j'étais pas hospitalisé puisque j'étais là mais que par
    contre l'autre connard de l'agence de voyage qui avait dit cela, je
    pouvais l'hospitaliser s'il voulait parce que j'étais énervé.
    Bon, ça s'est arrangé, ils m'ont amené à la chambre et c'est la première
    fois que j'ai eu cette impression: j'avais peur de rentrer dans la
    chambre, pourtant des bouges de merde avec des lits pleins de sperme à
    peine sec j'en ai fait mais là j'étais en VACANCES.
    Bon, après j'ai été bouffer: la carte était en allemand alors j'ai pris
    un "hamburger tyrolien", c'était immonde et servi avec des frites
    grasses et fourré avec de l'oignon mort.
    Après, j'étais été voir la plage: en fait, y'a pas de plage: y'a une
    sorte de décharge publique avec des monstres qui dorment sur des pliants
    et après y'a la plage mais l'accès est fermée à cause des vendeurs
    ambulants et des agressions.
    Je me suis donc rendu vers le bar pour parler politique avec le barman
    et j'ai bouffé du Red Label.
    Après c'était le soir: deux allemands se sont battus dans le lobby à
    cause d'une pute. En fait, le barman m'a dit que l'histoire c'est que la
    pute elle a dit aux deux types qu'elle était amoureuse d'eux alors ils
    se sont battus, c'est dire si ces types sont cons, c'est pas possible...
    Après la bagarre et le nettoyage du sang sur le carreau, je me suis dit
    qu'il était temps d'aller manger et là, je suis tombé dans Hell's
    Kitchen.
    On aurait dit la cantine des manutentionnaires d'Ikea ou d'une fonderie
    de Sheffield. Y'avait que des blancs tout rouges en couples ou seul
    parfois mais c'était rare. Y'avait aussi des vieilles toutes moches avec
    des gigolos, ah faut voir le spectacle d'une vieille merde de 65 ou 70
    ans au bras d'un Masaï de 23 ans...Bon, en plus y'avait des pédés, on
    les reconnait parce qu'ils sont seuls à une table et ils font des clins
    d'oeils et moi j'étais seul à une table alors les pédés ont cru que
    j'étais pédé alors y'en a un qui m'a touché le cul pendant que je me
    servais à bouffer au buffet (qui était d'ailleurs incroyablement
    dégueulasse, c'est pas possible d'être capable de faire de la bouffe
    aussi mauvaise). J'ai dis au pédé que j'étais pas pédé mais il m'a dit
    que c'était une fille dehors qui lui avait dit que je lui avais dit que
    j'étais pédé. Alors j'ai du expliquer au pédé que j'avais dis à la pute
    dehors que j'étais pédé pour qu'elle me foute la paix et non pas pour
    qu'elle dise à un vieux pédé anglais qui pue la sueur de venir me
    toucher le cul alors que je tente de me servir une louche de goulash (oh
    misère...) dans une écuelle de merde.
    Bon, après, j'ai pas pu finir le dessert parce que y'a un gros qui s'est
    cagué sous lui suite à une crise de palu et ça sentait la merde alors je
    suis parti.
    Après je suis rentré dans la chambre et j'ai vomi toute la nuit.

    Ca fait un petit moment que j'ai parfois honte d'être français.
    Maintenant je commence même à avoir honte d'être blanc.

    Je suis parti de Hell's Kitchen en hurlant. En plus, j'avais appelé une
    indigène pour qu'elle me file un coup de main a empaqueter mon bazar,
    m'aider à trouver un autre hotel et surtout comprendre les discussions
    en swahili. A peine arrivé dans la chambre, la reception me téléphone en
    me disant que les invités sont interdits dans la chambre pour des
    raisons de sécurité. Je lui fait poliment (arf) remarquer que si j'ai
    envie de sauter qui que ce soit dans ma chambre qui pue la mort, c'est
    pas un gros con de receptionniste à la con qui va m'en empecher et qu'en
    plus j'en avais pas pour longtemps parce que je suis ejaculateur
    précoce...rahhh...voila, c'est fini, j'arrive ducon.
    Arrivé à la réception, le gros me demande pourquoi je m'en vais alors
    je lui explique que je suis pas venu au Kenya pour partager mon
    quotidien avec des postiers de Dresde, des conducteurs de bus de
    Birmingham et des handicapés mentaux polonais et que ça fait plus d'un
    an que je suis en Afrique et que j'ai jamais été malade à cause de la
    bouffe et que j'avais vomi leur merde toute la nuit et puis que je fais
    ce que je veux et je t'emmerde.
    Après on est parti en taxi au shopping center pour acheter des choses.
    En fait, on dirait Carrefour en plus petit. Y'a trop de choses, j'ai
    acheté du whisky, un t-shirt et du gel douche.
    Et après on a fait le tour de la côte pour trouver une chambre...putain
    la galère...et dire que si Al Qaida avait fait pêter un truc dans le
    coin, j'aurais trouvé des 5 stars à 50% comme quand ils ont fait pêter
    la voiture piégée à Bastia y'a quelques années.
    Finalement, on trouve un truc qui a pas l'air trop mal: l'hotel était
    plein (c'est bon signe) mais deux anglais ont annulé (God Bless Them)
    donc y'avait une chambre. Bon, c'est pas mal, je balance ma Visa
    premier, c'est ça ou je vais finir la nuit dans le bush ou dans un
    garage de matatu. Je remercie l'indigène, je lui dois un repas et en
    fait elle a déjà choisi le resto, ok moi tant que y'a pas un retraité
    des chemins de fers hongrois en train de d'évoluer dans le couloir avec
    un déambulateur, je suis OK pour un lobster king size avec du Dom
    Périgon (le Dom Périgon est un vin mousseux fait a Kampala).
    J'ai bouffé des spaghetti bolognaise, en fait j'ai bouffé des pates
    parce qu'il me fallait des pates après j'ai été me balader dans l'hotel,
    c'est pas mal, c'est un peu genre club med avec les bracelets et les
    boules à la con mais ils ont accepté que je refuse de porter leur
    bracelet rose de sidéen parce que j'ai dit que je payais tout avec du
    vrai argent et que je laissais des pourboires. J'ai vaguement sympathisé
    avec une sorte de Masaï en kilt qui fait le pitre devant l'entrée pour
    amuser les gosses (en fait il fait la sécurité, mais il a juste un
    baton, autant dire qu'il fait le pitre). Il m'a dit qu'il voulait un
    jour avoir la chance de partir en avion avec moi en Europe. Alors, bon,
    je lui ai dit que si je partais en avion c'était pas en Europe, que s'il
    partait avec moi, avec son physique grand et mince, il allait finir avec
    les couilles dans la bouche et la tête au bout d'un pic, que j'étais pas
    pédé (oui, j'avais même oublié la base) et que l'Europe c'est nul, il
    fait froid et que quand il fait chaud, c'est quand ils brûlent des
    voitures ou des hôtels avec des gens comme lui dedans.
    Bon, bien sur, il m'a pas cru alors je lui ai dit qu'avec son physique
    il pouvait tenter de devenir "beach boy" et de trouver une vieille moche
    friquée et qu'il pouvait l'accompagner la journée à la plage, lui passer
    de l'huile solaire dans le dos, aller au jacuzzi avec elle comme ça elle
    lui pourrait lui toucher la bite, après ils iraient au restaurant au
    bord de la mer et après ils iraient boire un dernier verre dans une
    boîte de nuit et c'est là qu'il faut souler maman parce que sinon elle
    va te tripoter la bite toute la nuit, tu t'en fout, c'est elle qui paye
    alors tu dois commander des trucs bien sucrés mais très alcoolisés genre
    mélange de liqueur Amarula et du gin, plein de gin, tu danses deux ou
    trois slows avec elle, une autre tournée, tu évites qu'elle gerbe dans
    le taxi parce que ça la fout mal vis à vis de ton pote taximan, tu la
    jettes dans le lit, à priori, entre deux ronflements, elle va te
    demander de la sodomiser mais c'est un moindre mal que si l'immonde
    machin insatiable te demandait de faire des trucs toute la nuit.
    Après, elle s'endort, elle pête, elle ronfle et là tu peux te servir un
    bon whisky en regardant les résumés des matchs de foot anglais sur Sky
    Sports.
    En fait le type était vachement intéressé par les résumés de matchs de
    Sky Sports. A croire qu'il avait même oublié le reste de la conversation
    avec le cabestron qui pête et la sodomie. Non, là le coup des résumés de
    match de football anglais, ça l'avait scotché parce qu'il m'explique
    qu'avec ses horaires de pitre devant l'hotel pour amuser les enfants
    avec son baton, il rate tous les matchs et qu'il sait jamais quand il
    peut voir les résumés. Après, il a embrayé sur savoir si John Machin de
    Bolton avait joué contre Crystal Park Rangers etc... oulalah, ça m'a
    toujours sidéré comment ces Africains étaient dingues et passionés de
    football alors que moi qui avait la chance de pouvoir suivre sur
    internet les résultats de mon club préféré, j'étais pas foutu de savoir
    qui avait marqué lors du dernier match contre Dijon ou Troyes ou je sais
    plus qui.
    Faut dire que le Sporting depuis le départ des nationalistes, c'est plus
    vraiment le Sporting, mais mon Masaï s'en fout.
    Je lui propose un verre mais il est en service alors il s'excuse, d'un
    autre côté ça m'arrange parce que payer un verre à un guerrier Masaï à
    la devanture d'un hotel...

    Time for Safari !

    On va explorer leur bazar d'hotel et voir si la plage est protégée par
    des barbelés. Le hall est sympa, avec un grand bar, et un billard, déjà
    squatté par des chiards indiens à même pas 15h autant dire que le soir
    y'aura tout Bombay autour du truc. En face du bar, y'a un restaurant
    indien. Ils ont un truc dimanche qui s'appelle "Curry Extravaganza: all
    you can eat". C'est le buffet du dimanche à volonté avec les restes de
    la semaine décongelés. Mon Dieu. et le pire ce que sera plein parce que
    dès que le touriste voit que c'est à volonté, il fonce comme un seul
    homme.
    Bon, après, y'a une sorte de bar sympa avec des Indiens encore mais
    aussi avec des blancs tout rouges, ils ont l'air bien moins cons que
    ceux d'hier, mais bon méfions-nous...
    Au niveau de la plage, c'est assez blindé mais ça va.
    Je sais plus trop quoi faire en fait et je commence à me faire chier.

    C'est un sentiment assez spécial de se faire chier en permanence en
    fait. Se faire chier au boulot, c'est sommes toutes normal, mais se
    faire chier en vacances, alors que des plombiers de Weimacht ont
    économisé pendant un an pour bronzer leur cul famélique sur une plage du
    Kenya et mettent le réveil à 7h pour être les premiers au buffet du
    petit-déjeuner et après un bon caca, vont prendre leur serviette pour
    être les mieux plaçés sur le front de mer, et commencent à jouer au
    scrabble en allemand avec la première bière à 9h30 pour être bien rouges
    autour de 10h30 car c'est l'heure de la première activité (course en sac
    sur la plage).
    Ca c'est quand même terrible, et là, j'ouvre une parenthèse: le concept
    "all inclusive", c'est que tu payes un montant et que après, tu payes
    plus rien, donc en fait, tu bois et tu manges ce que tu veux toute la
    journée. Mais ça en fait, c'est pas rentable pour l'hôtel, car des types
    qui peuvent passer leur journée à boire et à bouffer n'importe quoi,
    j'en connait, moi le premier d'ailleurs, en venant de là ou je viens
    faut pas me laisser avec un plateau de fromages ou de charcuterie.
    Ceci étant, le fin manager d'hôtel a trouvé la parade: d'abord le
    "all-inclusive", c'est pas bon, et en plus, il te propose des
    "activités" afin que tu passes pas ta journée à boire dans ton transat.
    Donc, d'un côté, tu as la choix entre boire du whisky fait maison et
    manger des trucs de la veille, et d'un autré, aller faire une course
    dans un sac ou un concours de flechettes sur la plage pendant qu'un
    autre connard va venir te piquer ton pognon que tu as laissé sur ton
    transat parce qu'ici c'est fun en fait.
    Et voila ! Je suis quasiment le seul a pas avoir de bracelet rose pourri
    de sidéen all inclusive ! C'est pour ça que tout le monde me regarde
    bizarrement.

    C'est le fameux "Jomo Kenyatta International Airport".
    Je crois bien avoir fait TOUS les guichets de Kenya Airways là-bas pour
    HURLER.
    Ah mais je l'ai obtenu ma nuit d'hôtel payée et ma bouffe payée et mon
    transfert payé.
    Ils se sont pas foutus de ma gueule en plus: ils m'ont foutu dans un
    hotel de passe alors que j'avais droit au Hilton, bande d'enculés.
    Et bien, pour me venger, le soir, après avoir dégusté mon super repas
    "spécial connard de Kenya Airways" (c'était un truc indien, bref,
    c'était dégueulasse), j'ai été voir TOUTES les putes pour aller leur
    dire que ce soir j'avais mal à la tête.
    Et j'ai pêté dans les draps et j'ai même fûmé dans un espace non-fumeur.

    Après, le lendemain ils m'ont fait chier ENCORE a l'aéroport pour une
    histoire d'upgrade en Business que j'avais payé mais auquel j'avais pas
    droit parce que l'avion était plein: là, tu te dis que c'est bon, qu'il
    faut arrêter, c'est bon, j'ai mon machin pour embarquer, allez vous
    faire foutre.
    En fait, le problème c'était une espèce de gang de prêtres espagnols qui
    allaient en séminaire international à Kigali.

    Oh putain, en plus, l'avion allait passer par Kigali à cause des pretres
    espagnols...

    Bien sur, ils étaient pleins de bondieuseries et d'autres merdes pour
    offrir aux enfants orphelins du SIDA du Rwanda et ils ont fait le ménage
    dans les casiers dans l'avion et une espèce de barbu a dégagé mon sac
    plastique avec mes achats du duty-free (des clopes et des conneries)
    pour foutre des jésus en plastique et d'autres merde et là, j'ai craqué:
    y'a des limites à la connerie et que je suis bien content que des gens
    aident les orphelins du SIDA du Rwanda mais que tu touches pas à mon sac
    de duty free connard de prêtre espagnol. J'ai appelé le steward de Kenya
    Airwars pour lui dire que l'inquisition espagnole voulait virer mon sac
    de duty free de la cabine alors que le gros con de barbu avait trois
    bagages à main alors que le barbu et ses merdes il allait les foutre
    dans les soutes et le barbu avec tant qu'a faire.

    J'ai gagné ma bataille mais le barbu était revanchard: il était dans le
    siège juste devant moi et il l'a mis en position couchée à tel point que
    je pouvais plus bouger les jambes. J'ai shooté dans le siège durant tout
    le trajet, j'ai été pisser trois fois en mettant des coups de coudes
    dans le dossier et j'ai malencontreusement renversé mon jus d'orange sur
    son épaule. Bon, là il était pas content mais je lui ai rappelé que
    Jesus Christ notre Seigneur avait recommandé de tendre l'autre joue et
    que j'avais encore un Coca pour lui finir le pantalon. Le steward a
    encore du venir et comme argument je lui ai dit que l'inquisition avait
    fait beaucoup de morts en Europe, bon c'était un peu nul comme argument
    mais ça a marché, le barbu a redressé son siège.

    Après on est arrivé à Kigali, c'est assez nul, on dirait Lons-le-Saunier
    en fait. Les connards de jésuites sont descendus de l'avion mais on a eu
    droit à une invasion d'indiens (de l'Inde). Trois ou quatre
    pue-la-sueurs ont fait le ménage et j'ai vu apparaitre à coté de moi UNE
    SPLENDIDE BRUNE avec des seins énormes.

    C'était une sorte d'italo-belgo-truc qui sortait des écoles. Elle
    parlait beaucoup: entre son arrivée dans l'avion et le décollage, elle
    m'avait déjà raconté l'histoire de sa vie de la petite enfance à son
    dépucelage. J'en étais presque à regretter le barbu et ses
    bondieuseries. Alors Mademoiselle allait en Afrique pour "sortir des
    sentiers battus", elle partait "libre comme l'air et le vent" et je sais
    pas combien de poncifs idiots sorti du Francis Lalanne illustré elle m'a
    sorti pendant le trajet, court heureusement.

    Elle m'a demandé si j'allais au Burundi et je lui ai répondu que non,
    j'allais sauter en parachute au niveau du Congo pour faire une
    rave-party avec des cannibales. Non, en fait, je blague, je lui ai dit
    que j'allais au Burundi et que ça tombait bien parce que l'avion dans
    lequel on était assis allait aussi au Burundi.

    Après, on est arrivé au dessus du Burundi et elle a voulu que je lui
    cède ma place côté hublot pour admirer le paysage. J'ai accepté parce
    qu'avant elle lorgnait le hublot par dessus moi et que je commençait à
    avoir une érection et c'est gênant quand on peut rien en faire.

    Bon, là, elle m'a un peu foutu la paix et elle s'est extasié sur la
    moindre colline, la moindre cahute de merde, le moindre lac tout pourri,
    la moindre plantation de bananiers et sur un campement de l'armée
    sud-africaine: quand on en arrive à trouver beau un container militaire
    vu d'avion, on doit pas être normale, moi je pense.

    Les pneus de l'avion ont crissé sur le tarmac: c'est la fin des vacances
    pour moi, et l'autre folle qui prenait des photos par le hublot sale...

    Elle avait les larmes aux yeux: elle était dans la jungle, elle m'a
    demandé mon nom et mon numéro de téléphone, je lui ai dit que je
    m'appelais Bruno Vandeputte, que j'étais cuisinier au Novotel et je lui
    ai filé un numéro bidon.

    Après on est arrivé à la douane et je l'ai un peu aidé à remplir leurs
    documents de merde pour rentrer dans le pays, de toutes façons le type
    qui les controle, il sait pas lire: un collègue à moi avait rempli le
    papelard avec le nom de son chat, une date de naissance qui lui donnait
    67 ans et un domicile dans un monastère au Tibet et le type avait
    tamponné le passeport.

    Après avoir miraculeusement récupéré mon bagage (les jésuites du Rwanda
    les attendent toujours d'ailleurs...) j'ai opéré mon passage de douane
    comme d'habitude c'est à dire d'un air hautain, supérieur et méprisant,
    seul moyen pour que les types ne viennent pas te faire chier parce qu'il
    sent qu'il va trouver un TRUC SUPER INTERDIT ET TRES CHER genre une clé
    usb emballée dans un slip sale. Barbarella était derrière moi et a fait
    des sourires à tout le monde, appelant les douaniers par leur prénom
    marqué sur le badge: ils ont retourné sa valise de A à Z, faut dire qu'à
    part des sous-vêtements, y'avait pas grand chose dans son bazar. Après,
    je sais plus, elle a du prendre un taxi et comme elle connaissait pas le
    pays, il l'a emmené n'importe ou pour la donner à des gens qui l'ont
    violé, j'en sais rien et je m'en fout en fait.

    On m'attendait à l'aéroport, miracle, ils étaient à l'heure. Je suis
    rentré chez moi et y'avait pas d'électricité mais y'avait des cafards
    partout et y'a une fille qui m'a appelé pour me souhaiter bonne année et
    me dire qu'elle avait besoin d'argent parce que son oncle était mort.

    Voila, c'est fini.
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